Année 2011

Revue de presse du 1er au 30 novembre 2011

SOLIDARITE – INITIATIVES LOCALES

NORD – Lille

Lille : une métropole « exemplaire » ?

Metrofrance.com – 8 novembre

Faches-Thumesnil accueille un village d’insertion.
Dans le cadre de la politique d’insertion prônée par l’UE, la métropole lilloise fait figure d’exemple. Cinq villages d’insertion, venant s’ajouter aux quatre déjà existants, pourront accueillir plus de cent personnes. C’est une urgence, avec 1500 personnes vivant dans des camps autour de Lille. "L’Europe nous a aidés, mais l’Etat s’est désengagé, a indiqué à Metro Michel-François Delannoy, le premier vice-président de LMCU. Cela ne règle rien de les mettre à l’index, nous, notre but est d’éliminer les bidonvilles."
Un colloque a eu lieu le 7 novembre pour exposer ce projet d’insertion, sous la houlette de la Commission européenne qui a demandé un plan d’action national d’intégration des Roms, à mettre en place avant la fin de l’année.
LMCU, une métropole où on expérimente les villages d’insertion, mène une politique bien différente des réactions habituelles face aux Roms migrants.
"Pour régler les problèmes d’hygiène, de sécurité ou cohabitation, il faut utiliser de petites structures, qui favorisent les processus d’insertion", détaille Michel-François Delannoy. Il rappelle qu’en Espagne ou en Belgique, ces logements d’insertion sont très répandus. « Rien qu’à Gand, cela concerne 10 000 personnes », conclut-il.

Le bus de Médecines solidarité Lille, essentiel aux Roms

nordeclair.fr - 9 novembre

Le seul accès aux soins des Roms « de l’école d’archi » à Lille, c’est le bus de Médecins solidarité Lille, qui s’y arrête deux fois par semaine. Dans le camion aux vitres opaques de l’association, c’est pédiatre le mardi, généraliste le jeudi. Tous les intervenants sont bénévoles, retraités ou non. Maïta Dubois, la présidente, est infirmière et jongle avec tous les aspects de son projet : chiffrer les soins qu’elle apporte, négocier des vaccins à prix réduits, faire la comptabilité et l’administratif…Marion, assistante sociale, pointe les arrivants, qui patientent devant un brasero à gaz installé devant le véhicule : « On enregistre tous les gens qui se présentent, on fait le point sur le non-accès aux soins ». Certains habitants de la friche, rares, bénéficient de l’AME (Aide médicale d’État), qui coûte 30 € au renouvellement. « Des personnes ont besoin de cette somme pour manger. Même si ça les responsabilise un peu dans l’accès aux soins, c’est une somme énorme pour leurs revenus qui sont nuls », s’indigne Maïta, qui connaît son sujet : elle se bat depuis 15 ans aux côtés des démunis, et conduit ce bus depuis septembre 2010. Priorité absolue : les vaccins. Tétanos, mais aussi tuberculose et rougeole, qui reviennent en force cette année. Mêmes pathologies, mais à des stades plus avancés faute de suivi médical constant.
L’association assure une permanence toute l’année, avec huit médecins, dix infirmières bénévoles, et l’équivalent de 4 temps pleins plus fixes (médecin, infirmière et dentiste).

Rhône – LYON

Un curé Lyonnais invite des musiciens Roms à se produire dans son église
Libelyon.fr -17 novembre
Deux jeunes Roms roumains ont été invités à se produire dans l’église Saint-Antoine de Gerland à Lyon, où ils sont hébergés depuis leur expulsion, début septembre, d’un campement non loin de là. Depuis, le père Matthieu Thouvenot leur offre l’asile, avec une soixantaine des leurs, dans un garage en sous-sol, avec sanitaires à proximité. La mairie du 7e protège les lieux, et selon le père Thouvenot, la préfecture a donné son accord pour les autoriser à rester sur le territoire français. La scolarisation des jeunes enfants s’organise, et l’Aset (Association nationale de la jeunesse et de l’éducation populaire) passe en camion s’occuper des adolescents. Le concert est venu naturellement : les familles dansent et chantent souvent dans le sous-sol de l’église, et ont répété pendant plus d’un mois.
"Ces gens ont une histoire, une culture très forte. Ce sont de très bons musiciens, confie le prêtre. Je souhaite offrir aux gens du quartier l’occasion de faire connaissance avec cette culture". Aramis, un jeune participant, précise : "Ce sera un vrai spectacle".

Essonne – VIRY-CHATILLON

Communiqué publié le 23 novembre sur le site du PC d’Evry
Rroms : aucune expulsion sans solution alternative !

Réaction du Parti Communiste Français face à l’expulsion prévue fin novembre des Roms ayant investi une ancienne gendarmerie à Viry-Châtillon. Appartenant au Conseil général, le bâtiment devrait être démoli « afin que soit réalisé un programme d’habitat social prévu de longue date ». Le PCF condamne le manque de responsabilité de l’Etat dans cette affaire d’expulsion, « sans qu’un accompagnement conduisant à leur insertion soit mis en œuvre ». Des mesures sociales locales, mises en place à Viry-Châtillon, « ne peuvent suffire » et doivent s’accompagner urgemment d’une table ronde réunissant les communes le CG, les Roms et leurs organisations de soutien, déjà demandée par les maires de Viry-Châtillon, de Morsang-sur-Orge et de Briis-sous-Forge. Ceci « afin que la question de l’insertion de cette population soit mise à l’étude dans le respect des personnes et des politiques sociales des collectivités territoriales ».

Philippe CAMO, Conseiller régional ; Secrétaire départemental du PCF
Jean-Pierre MORVAN, Adjoint au maire de Viry-Châtillon, PCF

JUSTICE

Corse – AJACCIO

Vingt-trois Roms expulsés d’Ajaccio vers Bucarest

Corse matin - 5 novembre

Après deux ans de vie en communauté dans cet ancien collège d’Ajaccio, ses trente-trois habitants sans-logis en ont été évacués, sans incident, ce vendredi 4 novembre à sept heures du matin. Une vingtaine de Roms présents dans les locaux a accepté la reconduite à Bucarest, les autres s’étaient dispersés avant l’opération. Plusieurs organisations étaient présentes, en plus des CRS et des fonctionnaires de la direction départementale de la sécurité publique. Un camion de déménagement se remplit à vue d’œil d’objets quotidiens. Tout se déroule dans le calme, car les étapes de la fermeture du squat du Fino « ont été balisées avec les associations, la sécurité publique, la Ville et l’Etat ».
Relogement ? Reconduite des 23 Roms à la frontière. « Ils doivent gagner Bastia vendredi soir et prendront samedi matin un bateau de la Corsica Ferries pour Livourne où un autocar que nous avons affrété les mènera à Bucarest, en Roumanie », a expliqué Patrick Strzoda, le préfet de Corse. Coût de l’opération : 5000 euros. Le soir même, tous les sans domicile fixe ont trouvé où dormir : hôtel, connaissances.. « Ce soir, personne n’est à la rue », ajoutait-il. Seulement ce soir. La suite, les associations la connaissent bien. Pas de dialogue avec la mairie, pas assez de poids des associations dans la balance des négociations, confirme un membre d’Utopia.
La « sécurité » peut revenir, la précarité aussi.

Seine-Saint-Denis – BOBIGNY

Les deux jeunes mères relaxées

Europe1.fr - 7 novembre

Deux jeunes Roms roumaines ont été relaxées le 7 novembre, après avoir été interpellées puis jugées pour « privations de soins » alors qu’elles étaient en train de demander de l’argent dans la rue au Bourget le 6 septembre, avec leurs trois enfants de 18 mois, 21 mois et sept ans. Cette affaire avait eu lieu trois semaines après la relaxe d’un premier jugement de ce genre, pour les mêmes faits. Les forces de police les avaient arrêtées, pensant les enfants déshydratés et soumis aux gaz d’échappements du feu rouge auquel elles mendiaient. L’avocate des deux mères, Me Braun, avait alors jugé que l’infraction était « aberrante et la peine démentielle ».

Rhône – VILLEURBANNE (Lyon)

Metrofrance.com - 08-11-2011

Une expulsion de Roms à Villeurbanne fait polémique

A Villeurbanne, une douzaine de Roms, dont la moitié d’enfants, a été évacuée d’une maison appartenant à un particulier le 7 novembre en fin d’après-midi. Le propriétaire avait apparemment porté plainte dès la constatation de leur présence dans l’habitation, chose qui a fait bondir les militants des Indignés de Lyon, qui songent à porter plainte. Selon Frédéric, un Indigné, "cette expulsion est illégale car les personnes étaient là depuis plus de 48h, ce qui contraint le propriétaire à entamer une procédure et ne pas bénéficier du recours à la force publique immédiatement." Pour preuve, les militants avancent qu’un compte EDF avait été ouvert dans le domicile depuis une semaine. "Un article du code pénal L432-8 dit que toute personne dépositaire de l’autorité publique ne peut pénétrer dans le domicile d’autrui et court le risque d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende", expose Frédéric. Il y aurait matière à porter plainte.
Un des militants a, lui, été interpellé « pour rébellion », se trouvant dans la maison au moment de son évacuation et ayant voulu aider à protéger les familles. Le lieu devait être transformé en logement social par la mairie, qui n’avait pas été avertie de la présence des familles.

Retour « volontaire » de 150 Roms

Lyon-info.fr – 25 novembre

A 7 heures ce vendredi 25 novembre, 3 cars Véolia avaient été affrétés pour transporter 150 Roms vers l’aéroport, direction Bucarest. Selon les associations, c’est au moins le troisième retour groupé dans le cadre de « l’aide humanitaire au retour » organisé par l’Ofii depuis le début de l’année. Dans le grand groupe, des enfants, des femmes enceintes attendent dans le froid. Toujours rien en Roumanie ne les attend, explique difficilement un homme d’environ soixante ans. « Certains ont de la famille en Roumanie, d’autres n’ont rien », insiste Gilberte Renard, de l’association Classes, qui travaille à la scolarisation des jeunes Roms.
Leur accompagnement devient très délicat : « Ils se cachent pour ne pas être expulsés », explique-t-elle. Avant, elle connaissait presque tous les « expulsés », cette fois-ci, elle en identifie à peine une dizaine. Des mains s’agitent derrière les vitres des véhicules qui ont démarré peu après 8 heures. Ce n’est qu’un au revoir : « il y en a qui font l’aller-retour en 24 heures », affirme une autre bénévole de l’association.

EUROPE

SUISSE - Genève

Pierre Maudet demande un cadrage des expulsions

Tribune de Genève – 3 novembre

Pour Pierre Maudet, maire de Genève, la lutte contre les campements sauvages en Suisse manque de « cadrage ». Pour être efficace, il parle de la connecter avec le pays d’origine des migrants, le plus souvent bulgares. « On ne peut se contenter d’agir contre les effets, il faut agir sur la cause », estime l’édile.
Depuis trois ans, à Genève, la mendicité est taxée et les campements illégaux sont systématiquement détruits. Le maire souhaite développer une « mesure d’aide » sous la forme d’une collaboration entre Genève et Sofia.
Dans l’entretien accordé à la Tribune de Genève, il décrit une politique envers la mendicité « ferme mais humaine » : l’hiver, les sans domicile fixe peuvent s’abriter dans des bâtiments de la Protection civile. Un terrain autorisé, et ici il dit citer Esther Valder, fait craindre « un appel d’air » dans la commune.
Il précise d’ailleurs que la Ville n’aurait pas le contrôle des politiques de répression de la mendicité : les décisions seraient prises au niveau cantonal et fédéral.
Le projet en cours dont le maire veut s’entretenir concerne à la fois les espaces verts et le social : entre tri des déchets, protection de l’espace public et gestion des espaces verts. Genève apporte à Sofia son expertise en matière de règlements, par exemple concernant l’affichage public. En matière d’espaces verts, « Sofia est désormais à l’avant-garde en matière de parcs ». Le tri des déchets, enfin, concerne directement les populations Roms de Bulgarie. « En tant qu’ethnie défavorisée, les Roms s’occupent traditionnellement du traitement des déchets », s’occupant manuellement de leur tri, à la chaîne. C’est ce système que Genève voudrait aider à réformer en passant à la valorisation des déchets, créant de la main d’œuvre avec une qualification plus gratifiante : transport, sensibilisation de la population…

Serbie - BELGRADE

Expulsion imminente de 27 familles roms

Amnesty.fr - 04/11/2011

27 familles roms se sont vues notifier leur expulsion imminente, le 1er novembre, d’un terrain du Bloc 61 dans le nouveau Belgrade, qu’elles habitaient depuis plus de 10 ans. Les autorités serbes planifient la construction de logements commerciaux, et n’ont pas prévu de plan de relogement pour les habitants du terrain, mineurs pour la plupart. Cette initiative émane cette fois du gouvernement et non des autorités municipales.
Depuis 1999, des Roms, originaires du Kosovo pour la plupart, survivent ballottés en Serbie et finissent par s’installer dans des zones en friche, des quartiers informels (n’apparaissant sur aucun plan). Les expulsions se multiplient, et atteignent un pic en mai 2009 avec le "plan d’action pour le redéploiement des quartiers informels (insalubres)" lancé par la municipalité, et auquel le gouvernement participe. Le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme avait alors rappelé la Serbie à l’ordre : « aux termes du droit international, la Serbie est tenue, en matière de droits humains, de s’abstenir de procéder à des expulsions forcées, mais également d’en protéger la population ».

Slovaquie

Un cas de stérilisation forcée condamné par la CEDH

20minutes.fr - 08 novembre

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné le 8 novembre la Slovaquie pour la stérilisation d’une jeune mère d’origine Rom le 23 août 2000 à Presov, dans l’est du pays.
La jeune femme, alors en plein accouchement par césarienne, avait signé le formulaire de consentement pour l’opération « sous le coup de la douleur », et, note la Cour, « en travail, en position couchée, depuis plusieurs heures » et n’avait « apparemment pas reçu des informations complètes sur son état de santé, sur la stérilisation envisagée et/ou sur d’autres méthodes de remplacement ».
Le personnel lui avait soutenu qu’une nouvelle grossesse aurait été dangereuse pour elle et pour un futur enfant.
C’est une première pour la CEDH qui a mentionné dans son arrêt que « la Slovaquie a infligé à la patiente un traitement inhumain et dégradant et violé son droit au respect de la vie privée et familiale. » La jeune femme stipule que son origine ethnique rom aurait joué un rôle décisif dans la stérilisation qu’elle a subie, hypothèse écartée par la Cour qui dit ne pas détenir assez d’informations pour affirmer que le corps médical « a été délibérément motivé par des considérations raciales ». L’arrêt non définitif a accordé à la requérante 31.000 euros pour dommage moral. En 2004, la Slovaquie avait adopté une loi prévoyant une demande et un consentement écrits pour une stérilisation, et un délai de trente jours avant toute intervention.

France/ Europe

La France jugée pour sa politique « discriminatoire » envers les Roms

Lemonde.fr – 10 novembre

Le conseil de l’Europe est formel : la France a commis en été 2010 "une violation aggravée des droits de l’homme", en organisant des expulsions répétées de Roms, "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine", basées sur l’origine ethnique des populations expulsées.
Le CEDS (Comité européen des droits sociaux) a pointé une « violation du droit au logement et des garanties relatives à l’expulsion » que stipule la Charte sociale européenne. Saisi par une ONG de Genève, l’organe a dénoncé un « climat de discrimination ethnique et de contrainte », et une « démarche sécuritaire discriminatoire », visant « expressément des groupes vulnérables ».
Le Conseil de l’Europe a sommé le gouvernement français « d’indiquer quelles mesures sont prises ou envisagées pour remédier à cette violation », a précisé Régis Brillat, secrétaire exécutif du CEDS, au cours d’une conférence de presse à Strasbourg.
Le ministère de l’Intérieur français a abrogé la circulaire d’août 2010 visant les campements de Roms, mais le Conseil de l’Europe a « considéré, au moment où il a pris sa décision en juin 2011, que la situation qui prévalait en France à ce moment-là était toujours en infraction avec la Charte ». Les retours volontaires n’ont pas trompé le Comité, qui considère que « ces retours dits volontaires ont en pratique déguisé des retours forcés sous forme d’expulsions collectives", accomplis "sous la contrainte de l’évacuation forcée et de la menace réelle de l’expulsion du territoire français".
Le gouvernement français est encore sous le coup de deux recours concernant leur politique d’expulsion, déposés par Médecins du Monde et le Forum européen des Roms.

Conseil de l’UE

Session plénière au Conseil de l’UE : du concret pour les Roms ?
Europa.eu - Session plénière du 14 au 17 novembre 2011

Un débat en séance plénière a eu lieu autour des stratégies à mettre en place pour lutter contre les politiques discriminatoires à l’encontre des Roms en Europe. Pour les députés, la Commission Européenne ne va pas assez loin dans la protection de ces populations fragilisées. L’Italienne Roberta Angelilli (Parti Populaire) a rappelé qu’ils sont 10 millions en Europe, avec seulement 40% des enfants scolarisés ; seulement 10% des jeunes Roms suivent des cours jusqu’au secondaire.
La Commission a lancé le projet Roma, qui doit pousser les Etats membres à rendre un plan d’intégration national des populations Roms au plus vite.
La députée hongroise Lívia Járóka (Parti populaire), qui a travaillé sur le dossier au début de l’année 2011, émet des réserves : « Ce n’est qu’un début. Il faudra des programmes complexes pour arriver à des résultats tangibles ».
La représentante du conseil de l’UE, Elzbieta Radziszewska, a réaffirmé en début de séance que l’institution était prête à épauler les Etats membres dans leurs démarches, suivie par la commissaire, Androulla Vassiliou, exprimant la motivation de la Commission européenne autour du sujet.
La députée roumaine Renate Weber, émettant des doutes sur la souplesse de la Commission envers les Etats membres ne mettant pas en place le projet d’insertion des Roms, a demandé à ce que l’expulsion des Roms par les Etats membres soit condamnée.
D’autres députés ont émis des demandes concernant l’utilisation précise des fonds européens, et l’utilité de la stratégie d’intégration des populations concernées.

Italie

Amnesty International dénonce le plan « Urgence Nomades »

Podcastjournal.net -26 novembre

Amnesty International a lancé un appel contre les mesures drastiques prises par les autorités italiennes envers les populations migrantes avec la mise en place des décrets paradoxalement intitulés « Urgence Nomades ». Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International, explique ce qui se cache derrière cette dénomination innocente : « il s’agissait d’une procédure illégale, qui n’aurait jamais dû être lancée. Le gouvernement italien a désormais le devoir de proposer des voies de recours à toutes les familles roms ayant subi des expulsions forcées et vu leurs droits fondamentaux autrement bafoués". Le Conseil d’Etat italien a voté la fin de l’application de la procédure en question, qui avait débuté en mai 2008 dans les régions de Lombardie, de Campanie et du Lazio, (et plus tard dans le Piémont et la Vénétie) soi-disant pour améliorer une « grave situation d’alarme sociale, susceptible d’avoir pour la population locale des répercussions sur l’ordre public et la sécurité ». Les expulsions de campements roms ont donc été plus fréquentes et peu encadrées par les forces de l’ordre.
« Le nouveau gouvernement italien doit en finir avec les politiques et pratiques discriminatoires dont les Roms sont victimes depuis des années. Ce n’est sans doute pas la fin de l’histoire, mais il pourrait bien s’agir d’un nouveau départ », conclut Nicola avec espoir.


 
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