Année 2012

Revue de presse du 1er au 31 janvier 2012

SOLIDARITE – INITIATIVES LOCALES

Val-de Marne – ORLY

Débuts d’insertion pour 75 Roms

france3.fr - 19 janvier

C’est un nouveau départ pour 75 roms sur les 150 qui peuplent les bidonvilles d’Orly et de Villeneuve le roi. Le département du Val-de-Marne a décidé de financer l’insertion de ces 17 familles roms sur un terrain qui appartient à la mairie d’Orly. L’association gestionnaire du projet s’est engagée sur l’obtention de papiers nécessaires à l’intégration des habitants du village et de leurs enfants. Des cours de français et la formation des adultes sont aussi au programme. L’objectif : être sur le marché de l’emploi d’ici à trois ans, et scolariser les enfants.
Le projet a un coût, subventionné par le conseil général, la région Île-de-France et l’Europe.

Isère – GRENOBLE

Un projet de lieu d’accueil pour les Roms

France3.fr – 24 janvier

Encore un projet d’intégration de familles roms, cette fois-ci à Grenoble. L’association « Roms action » en partenariat avec le conseil municipal grenoblois, l’Etat et la métropole, a validé le lundi 23 janvier un projet de lieu d’accueil pour les familles roms vivant sur leur territoire.

Pour Olivier Noblecourt, adjoint à l’action sociale, "ces familles, ressortissantes de l’Union Européenne, ont le droit d’être ici. Nombre d’entre elles ont manifesté le désir de s’intégrer." La sélection des familles se fait en fonction de l’ancienneté et de la volonté d’insertion. Un projet supplémentaire à suivre sur le long terme.

Nord – LEZENNES

Une nouvelle année solidaire à Lezennes

La Voix du Nord – 16 janvier

Les vœux du maire de la commune de Lezennes ont été placés sous le signe de la solidarité. En effet, Marc Godefroy, parmi d’autres projets, a décidé de prêter un terrain et quatre mobil-homes à des familles roms nécessiteuses.
Il a souligné : « Quel que soit notre ressenti, les Roms de la métropole lilloise sont à notre porte. Nous prenons une initiative à une toute petite échelle, mais cela peut être une transition vers un logement ordinaire. Pourtant, nous attendons encore les engagements de l’État. »
Le terrain, placé dans la catégorie des villages d’insertion, est financé à moitié par l’État et à moitié par l’Europe. Mais le préfet du Nord ralentit la procédure : « On souhaite qu’une partie des familles résidant à l’hôtel de Lezennes bénéficie de la mesure. »
Encore quelques mois de patience, donc, pour la mise en place de ce projet.

JUSTICE

Bouches-du-Rhône – MARSEILLE

Nouvelle évacuation, colère des associations

Laprovence.com - 4 janvier

À 8h du matin le mardi 3 janvier, le campement de roms de l’avenue Félix Zoccola (15e) et celui situé boulevard du capitaine Gèze (14e) ont été évacués. Une centaine de personnes y habitait dans des cabanes et des tentes, depuis six mois. La demande d’expulsion, exprimée par la communauté urbaine de Marseille, avait été autorisée par la justice le 17 décembre. Un homme sous le coup d’une OQTF a été conduit au centre de rétention administrative. Huit nouvelles obligations de quitter le territoire français ont été distribuées. Quatre habitants du camp ont apparemment souhaité bénéficier de l’aide au retour volontaire. Les autres sont dispersés.
Une membre de l’Ampil, conseillère à l’association et venue les soutenir, confie son désarroi :
"Pour la plupart, ce sont des gens que l’on suit depuis trois ans. On avait réussi à faire scolariser des enfants dans une école située à proximité du camp. Maintenant, tout le processus est cassé."
Les bénévoles ne savaient pas, lorsque le campement a été vidé en fin de matinée, où les familles passeraient la nuit suivante.

PARIS

Mendicité : la maire du 17e enfonce le clou

Lci.tf1.fr - 4 janvier

La maire UMP du 17e arrondissement de Paris est accusée de xénophobie et de prendre des mesures anti-pauvres. Brigitte Kuster, après avoir dénoncé auprès du préfet de police de Paris des « actes de mendicité agressive » de la part de Roms, souhaite désormais étendre l’arrêté anti mendicité (déjà en vigueur sur les Champs-Elysées, autour de Caumartin-Haussmann et du Louvre), aux avenues de Wagram et des Ternes.
Dans un communiqué du 4 janvier, Annick Lepetit, députée PS du 17e arrondissement, et candidate à sa succession, estime que "la maire du 17e montre encore une fois que seuls les quartiers chics de son arrondissement l’intéressent puisque sa demande concerne les avenues de Wagram et des Ternes". Pour elle, ces arrêtés anti-mendicité visant les avenues des beaux quartiers de Paris « ne fera pas disparaître pour autant la mendicité mais la déplacera de quelques rues ».
Pour Ian Brossat, président du groupe PCF-PG du Conseil de Paris, à quelques mois des élections présidentielles et législatives, "une fois de plus, l’UMP parisienne est prise en flagrant délit de xénophobie, prête à braconner sur les terres du Front national pour faire son beurre électoral".


Essonne – EVRY

Evacuations : le Secours catholique désespère

Lci.tf1.fr – 13 janvier

Un bidonville de Roms où vivaient environ deux cents personnes a été vidé de ses occupants par la police le 13 janvier au matin. Selon l’avocate chargée du dossier pour L’Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines et Roms (ASEFRR), un délai leur aurait été accordé en novembre. L’adjoint au maire PS Manuel Valls, Francis Chouat, a justifié cette décision : "le terrain appartient à l’Etat, qui nous a demandé de prendre un arrêté (municipal) demandant l’évacuation du terrain. Nous l’avons notifié aux intéressés". "La ville assume la nécessité de procéder à ce type d’évacuation, pour des raisons d’hygiène, de sécurité, de salubrité. Mais cela ne règle pas le problème de fond. Tant qu’il n’y aura pas de solution durable mise en œuvre par l’Etat on sera en permanence face à ce type de situation", a-t-il conclu. Cette expulsion a été pointée du doigt par le Secours Catholique dans un communiqué appelant à "l’organisation d’une réflexion la plus large possible afin de trouver des solutions pérennes à la délicate question des familles roms installées dans notre département".

Essonne – VIRY-CHATILLON

Evacuation de l’ancienne gendarmerie

25 janvier – liberation.fr

80 personnes dont plus d’un quart d’enfants scolarisés sur la commune ont dû quitter les lieux qu’elles occupaient le 25 janvier à 4h30 du matin. La vingtaine de familles occupait l’ancienne gendarmerie de Viry-Châtillon dans l’Essonne depuis deux ans. Pris en charge par la Croix-Rouge, les habitants de l’immeuble se sont vus proposer un hébergement, selon Claude Fleutiaux, directeur de cabinet du préfet de l’Essonne. Le site vendu par le département accueillera des logements sociaux. Le ton est monté entre représentants de la préfecture et le secours catholique. Le secours catholique a demandé a ce que l’hébergement soit pérenne et non pas un hébergement d’urgence hivernale, comme proposé par la Croix-Rouge. Dans la matinée qui a suivi l’expulsion une délégation représentant les droits des roms était reçue par la maire socialiste de Viry, Simone Mathieu.

Nord – VILLENEUVE D’ASCQ

Un incendie et deux très jeunes brûlés

mardi 17.01.2012, 05:26 - La Voix du Nord

Deux jeunes enfants roms de deux et six ans ont été grièvement blessés dans un incendie survenu le dimanche 15 janvier à la suite d’une fuite de gaz. Les pompiers de la ville ont rapidement éteint le feu sur les lieux du sinistre et les deux enfants ont été transférés à l’hôpital Jeanne-de-Flandre, en réanimation pédiatrique. Par miracle, leur pronostic vital n’était plus engagé deux jours après l’événement. Cet événement loin d’être un cas isolé a fait réagir Malik Ifri, conseiller LMCU délégué aux aires d’accueil des gens du voyage : « L’État doit fournir un schéma d’intégration des Roms, il faut sortir de cette inaction. Ce drame, on aurait pu l’écrire. À chaque arrivée hivernale, on redoute ce genre d’événement. » La famille des deux enfants a été relogée par L’AREAS (Association régionale d’étude et d’action sociale), dans une nouvelle caravane. Un appel aux dons a été lancé et l’unité territoriale de prévention et d’action sociale a été prévenue.

DISCOURS POLITIQUES

Clash entre Klarsfeld et les socialistes

Leparisien.fr – 11 janvier

Le président de l’Ofii, Arno Klarsfeld, a réitéré lors de son audition à l’Assemblée Nationale les propos discriminants qu’il avait eu sur les Roms en octobre. Les députés socialistes ont alors quitté la salle en pleine séance, en signe de désapprobation. Dans un entretien avec le quotidien la Voix du Nord, l’avocat proche de Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Ils vivent avec huit enfants dans une pièce, lorsqu’on n’a qu’une pièce, on ne fait pas huit enfants ! » et ajouté que les parents condamnant leurs enfants à la mafia et « au trottoir » étaient « inconscients ». Jean-Jacques Urvoas, le vice-président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, témoigne : « Il a complètement assumé ses propos. Il est rentré dans un délire de stigmatisation des Roms. Pour nous, ce sont des propos contraires à l’universalisme de l’Assemblée nationale ainsi qu’aux valeurs républicaines. C’est pour cette raison que nous avons décidé de quitter la salle. »
Interrogé, Arno Klarsfeld parle d’une « attitude hypocrite, démagogique et infantile des socialistes », et se défend en rappelant qu’il y a vingt ans, il a suivi ses parents dans leur lutte contre les persécutions des Roms par les groupes néo-nazis.

EUROPE

Le président roumain revient sur la question Schengen

Lefigaro.fr – 19 janvier

Le président roumain Traian Basescu a de nouveau soulevé la question de l’adhésion de son pays à l’espace Schengen. Lors de la présentation de ses vœux du nouvel an au corps diplomatique international, il a indiqué être surpris « que, après avoir soulevé cette question lors de deux Conseils européens consécutifs, en octobre et décembre, la décision quant à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen continue à être bloquée ».
Et ce, "malgré le fait que la situation est claire : toutes les conditions pour une décision favorable du Conseil ont été remplies". En mars 2011, les Pays-Bas, la France, l’Allemagne et la Finlande s’était opposée à leur candidature pour l’entrée dans l’espace de libre circulation. Entre-temps, Paris, Berlin et Helsinki ont donné leur feu vert, mais La Haye attend davantage de transparence de la part du gouvernement pour ouvrir ses frontières.
Le président Basescu attend beaucoup du rapport de Bruxelles sur la réforme de la justice prévue en février, espérant qu’il fera reculer le « mécanisme de surveillance » qui frappe la circulation de ses citoyens et ceux de Bulgarie.
Il a également évoqué les restrictions mises en place par neuf pays de l’union européenne empêchant les travailleurs roumains de circuler librement sur leur territoire "alors que des évaluations périodiques ont noté l’absence de tout impact négatif de la libre circulation des travailleurs roumains dans les pays ayant levé ces restrictions."
"La libre circulation des personnes doit demeurer une politique solide, appliquée de manière équitable à tous les ressortissants européens", a conclu le président, en ajoutant que l’Italie montre la voie à suivre en leur ouvrant la porte du marché de l’emploi à partir de janvier 2012.


 
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