Bouches du Rhône

L’exaspération ne doit pas s’affranchir des règles d’un Etat de droit

Le 27 septembre vers 19h30, les familles roms installées à proximité de la cité des Crénaux, quartier St Louis, ont été contraintes par les riverains de quitter précipitamment les lieux en abandonnant une partie de leurs affaires. Après l’évacuation, le terrain a été brulé pour éviter leur retour. Les autorités publiques ne sont pas intervenues.
Le collectif associatif en charge de la « question rom » dans les Bouches-du-Rhône dénonce vivement de tels agissements. De plus, il désapprouve les paroles de Mme Samia Ghali *, sénatrice-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, qui dit « ne pas vouloir condamner ces pratiques ». Pour une élue de la République, ces propos sont tout à fait irresponsables. Il est impératif qu’elle prenne conscience de la portée de ses paroles.
La manière de gérer la question des Roms sur Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, basée jusqu’à présent essentiellement sur une politique d’expulsion, conduit à des situations de détresse humaine dans la communauté rom et entraine une exaspération des habitants et de graves tensions avec les riverains.
Le collectif rappelle, aux riverains ainsi qu’à Mme Samia Ghali, que dans un Etat de droit, seul l’Etat est légitime pour user de la Force. En conséquence, il est tout à fait inacceptable, quelque soit le niveau d’exaspération des riverains, que ceux-ci procèdent à des actes d’intimidation et de vandalisme à l’encontre de citoyens européens, sous couvert de laisser-aller de la part des autorités. Nous craignons que cela n’entraine une grave montée de violence. lire la suite


 
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