Lutte contre les discriminations

Suite à des propos haineux tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, les associations présentes sur le terrain marseillais, Médecins du Monde, la Ligue des droits de l’Homme, le CCFD-TS, l’Ecole au présent et Rencontres Tsiganes ont décidé de publier ce communiqué :

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Voir le communiqué de presse

Pour en savoir plus sur la situation marseillaise, rendez-vous sur le site de Rencontres Tsiganes


 

Le Collectif National Droits de L’Homme Romeurope réédite son livret remis à jour pour déconstruire les principaux préjugés ancrés dans l’opinion publique sur les ressortissants européens vivant en condition de grande précarité en France et que l’on appelle « Roms ». Après le succès de la première édition, voici donc la brochure remise à jour sur certaines thématiques et avec quelques nouveautés que nous vous laissons découvrir. Cet outil vise à permettre à toute personne de s’informer davantage sur les réalités vécues par les personnes qui habitent en bidonvilles, en squats ou à la rue.

Les responsables politiques qui s’expriment chaque jour sur ceux qu’ils appellent des Roms ne devraient-ils pas préalablement prendre connaissance du livret ?

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Vous pouvez également retrouver cette brochure sous forme d’exposition que nous prêtons pour toute action, mobilisation et événement !
Toutes les informations se trouvent ici


 

La proposition de loi visant à lutter contre la discrimination à raison de la précarité sociale a été votée par les députés le mardi 14 juin. Ainsi, la précarité sociale, "la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique, apparente ou connue" devient le 21ème critère* de discrimination prohibé par la loi.
Cette nouveauté est le résultat d’un combat de longue haleine mené notamment par ATD Quart Monde depuis 2009.

Ce nouveau critère rentre donc dans l’arsenal juridique existant en matière de discriminations et pourra devenir un levier important pour les personnes vivant en bidonvilles qui sont souvent discriminées pour plusieurs raisons (précarité, lieu de résidence, origine réelle ou supposée etc.).

Une vingtaine d’associations note dans un communiqué que "le combat n’est pas fini. Il faut maintenant dénoncer ces situations, œuvrer auprès de l’opinion publique pour que chacun prenne conscience que cette discrimination est aussi inacceptable que toute autre discrimination". Ainsi, toute discrimination connue peut faire l’objet de procédures judiciaires mais également de signalement auprès du Défenseur des droits.

Voir le communiqué ici

*Les critères prohibés sont : l’origine, le sexe, la situation de famille, la grosses, l’apparence physique, le patronyme, le lieu de résidence, l’état de santé, le handicap, les caractéristiques génétiques, les moeurs, l’orientation sexuelle, l’identité sexuelle, l’âge, les opinions politiques, les activités syndicales, l’appartenance ou non appartenance, réelle ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.


 

Lancement d’un outil informatique créé par European Roma Rights Centre* (ERRC) permettant de signaler des propos haineux ou des actes de la même nature dont sont victimes les Roms en France.


 
 
 
 
>>> Guide Romeurope - Publié le 28 janvier 2012

version française


 

Exposition : OPRE ROMA

Les actions d’information et de sensibilisation en direction du grand public et notamment des riverains sur les lieux où des familles roms sont installées sont primordiales en parallèle d’une mobilisation pour la défense de leurs droits. Il s’agit d’influencer l’électorat des élus locaux, d’obtenir un traitement favorable du sujet par la presse locale et d’élargir les réseaux de solidarité et les mobilisations existantes en associant des citoyens ou des organisations encore peu informés de la situation des familles roms en France.
Pour faciliter la programmation d’événements locaux (réunions publiques, conférences de presse, interventions dans les établissements scolaires ou autre…), le CNDH Romeurope prête aux associations qui le demandent des une exposition photos + textes « Opre Roma ! » sous forme de tableaux pour exposition
Ces tableaux ont été réalisés par la Ligue des droits de l’Homme, Médecins du Monde et Solidarité Laïque.
La FNASAT-Gens du voyage accepte de se charger de la diffusion de cette exposition aux conditions suivantes : le prêt est gratuit (caution de 150€) mais les associations de soutien qui l’empruntent se chargent de contacter un transporteur qui en assurer le retrait et la restitution.

Formulaire de prêt

-  Panneaux de 1 à 5

-  Panneaux 6 à 11

-  Panneaux 12 à 15

-  Panneaux 17


 
 
Romeurope bénéficie du soutien deIDFetACSE