Infos Ile-de- France

Le Collectif de soutien aux roumains d’Ivry organise le mercredi 22 juin 2016 à 17h un rassemblement devant le Ministère du Logement au 55 rue St Dominique dans le 7 ème arrondissement. L’objectif de cette action intitulée "Les expulsions ne sont jamais la solution" vise à interpeller le ministre du logement sur une politique sociale coûteuse et inefficace et aussi obtenir une audience pour faire valoir les droits d’une population discriminée.

Contenu du tract du Collectif de soutien aux roumains d’Ivry :

Grâce à des luttes acharnées, les habitants, les membres des collectifs de soutien, et les forces progressistes de la villes soutenus par la municipalité et le conseil départemental, ont réussi à arracher des mesures de relogement e de suivi social pour 32 familles à Ivry.

Notre position "pas d’expulsion sans solutions" reste d’une brûlante actualité, de fait les expulsions ne sont jamais une solution, pour personne.

Que l’Etat ne veuille pas régler cette solution relève d’une volonté politique délibérée. celle de fabriquer des boucsémissaires pour faire oublier le chômages, les inégalités croissantes, les reculs sociaux et autres "Panama papers".

En traitant les roms de manière indigne, il envoie aux autres citoyens un message d’une tragique antiquité : "c’est le pauvre, l’immigré, le marginal qui est la cause de souffrances et de vos frustrations."

Les mises à l’abri en hôtel social ont montré leur inutilité. Coûteuses et indignes, véritables gâchis social, elle placent les familles dans des difficultés plus grandes encore que celles qu’elles connaissaient sur les bidonvilles.

Il faut d’urgence changer de politique sociale et mettre les moyens financiers dans des alternatives dignes pour les familles, moins coûteuses pour nos institutions :

  • aménagement de logements transitoires dans des bâtiments existants inutilisés (type ex-gendarmerie)
  • mise en place de structures simples, de type préfabriqués, sur des terrains destinés à une insertion progressive (type villages de l’espoir) ;
  • viabilisation temporaire de campements.

Associées nécessairement à un accompagnement social, effectué par des professionnels, ces solutions ont toutes fait leurs preuves.Mettons notre énergie à les mettre en oeuvre.

L’Etat cherche à créer de la colère entre roms, population et associations de soutien, pour diviser, organiser la guerre des pauvres. Il cherche à localiser, à se décharger sur les collectivités territoriales.

Même si ces dernières doivent prendre leur part, seul l’Etat a les moyens techniques et financiers d’impulser une politique d’accueil. Dans les cas récents des victimes d’inondations, l’Etat sait mettre en oeuvre une politique de solidarité à l’échelle du pays.

Mais pour les roms pas de solidarité de l’Etat !

A Villeneuve-le-Roi, à Créteil, à Athis-Mons, et ailleurs encore, les roms menacés par les inondations ont été purement et simplement jetés à la rue sans solution de mise à l’abri et leurs maigres affaires systématiquement détruites. Deux familles de l’ex-terrain Truillot, expulsées d’Athis-Mons où elles étaient hébergées, ont heureusement pu bénéficier de l’aide de la maire d’Ivry et de militants locaux pour se voir affecter un hôtel social à Chilly-Mazarin et s’y rendre.

L’Etat se veut nous disperser, unissions-nous.

Il veut se défausser de ses responsabilités sur les collectivités locales, ne le laissons pas faire.

Nous demandons audience à la ministre du logement pour faire valoir d’autres solutions de vie que l’expulsion et la rue.

Téléchargez le tract de l’appel au rassemblement du Collectif de soutien aux roumains d’Ivry


 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 5 avril 2016

STRATEGIE REGIONALE POUR LES HABITANTS DES SQUATS ET BIDONVILLES EN ILE-DE-FRANCE : L’ETAT PEUT MIEUX FAIRE !

Le 5 avril 2016, le Collectif Romeurope Ile-de-France* a envoyé au Préfet de région Jean-François Carenco et à la presse ses observations au sujet de la « Proposition de stratégie régionale pour les campements illicites en Ile-de-France ».

Le Collectif Romeurope Ile-de-France salue l’initiative du Préfet de région attendue depuis longtemps par les associations et certaines collectivités.

Il nous faut néanmoins souligner que cette stratégie n’apporte aucun élément contraignant ni pour l’Etat, ni pour les collectivités. Elle est dépourvue d’objectifs quantifiés, de temporalités et de moyens adaptés et chiffrés. Ce texte laisse présager une application très inégale sur les territoires, selon la « bonne volonté » des préfets et des collectivités. Par ailleurs, affirmer que la problématique est « une situation très complexe à gérer » et un « défi pour la cohésion sociale » pose les bases d’une approche stigmatisante dont les habitants des squats et des bidonvilles pâtissent déjà fortement.

Si l’intégration dans le droit commun des habitants des bidonvilles est une politique ambitieuse, elle est plus que réalisable si une politique régionale et nationale avec l’implication de tous les acteurs -institutionnels, élus, associatifs, habitants des squats et bidonvilles - est réellement mise en place. Son socle doit être l’acceptation de l’existence des bidonvilles en France, qui ne sont que le symptôme d’un mal logement. Les solutions doivent être variées, adaptées à chaque situation individuelle.

Nous déplorons que la proposition de stratégie régionale conditionne à de multiples reprises l’accès au droit commun des habitants des bidonvilles et des squats à la démonstration d’une « volonté d’intégration », même lorsqu’il s’agit de droits inconditionnels. La participation des habitants des bidonvilles et des squats, premiers concernés, n’a d’ailleurs pas de place dans la stratégie régionale proposée. Quant aux associations, elles sont le plus souvent présentées comme opératrices ou substituts à l’inaction publique.

Le Collectif Romeurope Ile-de-France exprime ses plus grandes réserves quant à l’utilisation d’un opérateur unique, la Plateforme d’Accueil d’information d’orientation et de suivi (opérée par Adoma) dont les méthodes sélectives et les résultats ont été jusqu’à présent peu probants.

Nous serons extrêmement vigilants pour veiller à ce que ces observations, élaborées collectivement et détaillés ci-dessous, soient bien prises en compte dans la version finale de la stratégie régionale, qui sera présentée le 13 avril à la Préfecture de région. Nous attendons un signal plus fort de l’Etat afin qu’il s’engage concrètement dans la résorption des bidonvilles en Ile-de-France en démontrant une volonté alliant des moyens et des ressources tant humaines que financières et en mobilisant systématiquement les outils du droit commun.

CONTACT :
Manon Fillonneau, Collectif National Droits de l’Homme Romeurope : manon.fillonneau@romeurope.org // 06 68 43 15 15

* Le Collectif Romeurope Ile-de-France est composé de de 25 associations et collectifs œuvrant pour le respect des droits et l’accès au droit commun des habitants des squats et des bidonvilles originaires d’Europe de l’Est.

Téléchargez la CONTRIBUTION du Collectif Romeurope Ile-de-France à la proposition de stratégie régionale de la Préfecture de région (5 avril 2016)

Téléchargez le COMMUNIQUE de presse de Ivry-sur Seine, Aubervilliers, La Courneuve, Plaine Commune, Saint-Denis, Stains, Val de Marne, Champs sur Marne "Conférence régionale sur les bidonvilles : une stratégie de l’échec" (15 avril 2016)

[ Mise à jour ] Téléchargez la VERSION DEFINITIVE de la "STRATEGIE régionale pour les campements illicites en Ile-de-France" de la Préfecture de région Ile-de-France (25 avril 2016)


 

Vous pouvez consulter ci-dessous la contribution écrite du Collectif Romeurope Ile-de-France dans le cadre de la conférence régionale sur les bidonvilles en Ile-de-France qui s’est tenue le 20 octobre 2016 à l’initiative du Préfet de région Jean François Carenco.
La restitution d’une proposition de stratégie régionale pour les bidonvilles en Ile-de-France est attendue courant mars.

Contribution du Collectif Romeurope Ile-de-France


 

Objectifs de cette campagne inter-associative et francilienne :

• Reconnaître l’existence des bidonvilles
• Obtenir un moratoire sur les expulsions des habitants des bidonvilles
• Monter des projets alternatifs vers des solutions pérennes
• Mettre en place une politique concrète de résorption des bidonvilles

Le site de la campagne présente divers témoignages d’habitants des bidonvilles, les chiffres clés ainsi qu’une chronologie des événements marquants pour comprendre cette histoire de 25 ans de bidonvilles. Tout au long de la campagne, le site affiche les rapports et actualités en lien des signataires.

Premiers signataires de la campagne  :

Accueil, Coopération et insertion pour les nouveaux arrivants (ACINA), Amnesty International France, Association pour l’Accueil des Voyageurs (ASAV), Association de solidarité en Essonne avec les familles Roumaines et Roms (ASEFRR), Collectif de soutien aux Roumains d’Ivry, Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, Collectif Romeurope du Val Maubuée, Fondation Abbé Pierre, La Voix des Rroms, Les Enfants du Canal, Médecins du Monde, MigRom, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Revue Projet, Secours Catholique...

Outils de la campagnes :

-  les objectifs de la mobilisation
-  la note de positionnement
-  les informations clés

Pour rejoindre la campagne : contact@25ansbidonvilles.org


 

Paris, jeudi 22 octobre 2015
Nous avons participé mardi à la conférence régionale sur les bidonvilles en Ile-de-France, sur
invitation du Préfet de région. Nous avons apprécié la volonté d’agir de certains élus et voulons nous
associer à une dynamique constructive.
Aucune proposition novatrice n’a été présentée par le Préfet de région, hormis la création de deux
groupes de travail, alors que nous constatons chaque jour des menaces d’expulsion et des destructions de nouveaux lieux de vie dont les habitants sont plongés dans une précarité toujours plus grande.Nous avons décidé d’y participer pour apporter notre expérience d’accompagnement au quotidien des personnes et afin de construire avec l’ensemble des acteurs concernés - y compris les associations, collectifs locaux et habitants - des solutions pour l’inclusion ainsi que pour la stabilisation temporaire des bidonvilles dans des conditions de vie dignes, tant qu’aucune proposition de logement ou d’hébergement ne peut être apportée.
Cela fait 25 ans que des bidonvilles sont réapparus en Ile-de-France ...........


 

JPEG.Un tribunal d’opinion s’est constitué pour dénoncer les violations des droits des enfants roms ou considérés comme tels et vivant dans des squats ou bidonvilles.
Il siègera en audience publique le samedi 27 juin 2015 de 9h00 à 17h30 à l’Université Paris 8 à Saint-Denis
Entrée de l’Université : rue Guynemer (face au métro)
Bâtiment D, amphi D001
Inscription gratuite mais obligatoire : http://bit.ly/1OnyVwY

Organisateurs-Plan-Soutien

Nos organisations - syndicats, associations - sont, à divers titres, en lien avec les familles et enfants de différentes nationalités vivant en bidonvilles ou squats et en situation de grande précarité en France. Les discours politiques et médiatiques dominants enferment ces per-sonnes dans une identité « rom » assignée et stigmatisée.

Nous sommes témoins d’incessants dénis de droits et de discriminations envers ces en¬fants et familles.

Nous nous devons de dénoncer la maltrai¬tance institutionnelle et sociale infligée tant aux adultes qu’aux enfants, mais dont ces der¬niers subissent plus lourdement les consé¬quences car elle les prive de l’accès à leurs droits les plus fondamentaux.

Nous pensons donc venu le temps de de¬mander aux représentants de la puissance publique, nationaux comme locaux, de venir répondre devant l’opinion des conséquences de leurs politiques en termes de violation des lois nationales lire la suite


 

Communiqué de presse Collectif Romeurope Ile de France

Paris, le 7 janvier 2015
Le collectif Romeurope Ile de France tient à dénoncer l’injustice flagrante qui a eu lieu à Champlan
(91) suite au décès, pendant les fêtes, d’un nourrisson dont la famille habite un bidonville situé sur cette commune. Informé du décès du bébé, le maire s’est opposé à son inhumation sur le territoire communal, prétextant un manque de place.
Ce n’est qu’en réaction à la polémique suscitée par cette affaire que ce maire a changé de position et a décidé de nier avoir été à l’origine d’un tel refus. Le collectif se permet de douter de la sincérité de ce changement de discours de la part d’un élu qui n’avait pas hésité, il y a quelques mois de cela, à faire paraître un avis municipal extrêmement stigmatisant envers des Roms (ou considérés comme tels) installés sur sa commune, sous couvert de prévention sanitaire. lire la suite...


 

Sur l’ensemble du territoire francilien, les opérations d’évacuation sont généralement menées dans l’urgence, sans cohérence et sans concertation entre tous les acteurs (préfectures, collectivités territoriales, opérateurs mandatés par l’Etat, mais également associations et collectifs de soutien ainsi que les habitants eux mêmes). Cette politique rend impossible une sortie « par le haut » pour ces personnes et donc une résorption des bidonvilles en Ile de France. En février dernier, legouvernement a pourtant signé avec la société ADOMA une convention visant la résorption des bidonvilles sur l’ensemble du territoire national. Le collectif constate que ces évacuations sont en flagrante contradiction avec la mission d’ADOMA, dont elles stoppent ou détruisent les effets positifs qui pouvaient commencer à se manifester. lire la suite


 

Communiqué de presse du collectif Romeurope Ile de France

Les évacuations de bidonvilles se multiplient depuis plusieurs semaines, en Ile de France et ailleurs. De plus en plus fréquemment, ces évacuations interviennent alors même que les associations et collectifs de soutien mènent, sur ces terrains, des démarches et projets d’insertion avec les familles qui y vivent.
Le succès des démarches d’accès au logement, au travail ou encore à la scolarisation dépend pourtant de la stabilisation des occupants de bidonvilles. Les évacuations répétées de leurs lieux de vie représentent un obstacle quasi-insurmontable à leurs démarches d’insertion et les maintiennent dans des stratégies de simple survie tout en les poussant dans une précarité toujours plus grande. lire la suite


 
 

Collectif Droits de l’Homme Romeurope Ile-de-France du 30 Mai 2014
Les évacuations des habitants des squats et bidonvilles reprennent de plus belle en Ile de France. Depuis le début de l’année 2014, trente évacuations ont eu lieu dans la région, contraignant près de 2800 personnes, dont beaucoup de familles accompagnées d’enfants en bas âge, à errer et à chercher un nouveau refuge en l’absence de solutions proposées. lire la suite


 

Paris le 17 décembre 2013

Depuis les premiers froids, selon les informations collectées par les membres du Collectif Romeurope Ile de France, plus de 1700 personnes auraient été évacuées de leurs lieux de vie sur l’ensemble du territoire francilien. Des familles avec des enfants en bas âge et des nourrissons ont ainsi été jetées à la rue sans proposition de relogement adapté et systématique. En Seine-Saint-Denis (Noisy le Grand, La Courneuve, Saint Ouen), en Seine et Marne (Champ sur Marne), dans le Val d’Oise (Sarcelles) ou en Essonne (Corbeil-Essonnes, Ris-Orangis, Lisses), les situations se reproduisent, précarisant davantage ces familles contraintes à l’errance. A Paris, les familles avec enfants en errance, sont de plus en plus nombreuses.
Cette situation est la conséquence d’une politique indigne et inefficace qui se répète depuis vingt ans en obligeant les plus pauvres à résider dans des lieux à l’écart des regards lire la suite


 
 

Les organisations suivantes, confrontées quotidiennement aux conditions d’accueil et de traitement des dossiers réservées aux étrangers par les différentes préfectures d’Ile de France, se sont réunies le 3 novembre 2011.

Elles ont fait le constat que, malgré quelques différences de pratiques constatées d’un département à l’autre, les étrangers sont traités partout de la même façon : conditions d’accueil déplorables, refus d’accès et de délivrance de dossier, délais interminables de traitement, absence d’interlocuteurs pour les associations, examens et réponses faits au mépris des droits fondamentaux, qu’il s’agisse du droit à la vie privée et familiale, du droit au travail, du droit aux soins, du droit à l’éducation ou de l’accès à la procédure d’asile lire la suite


 

« A l’initiative des Départements de Seine-Saint-Denis du Val-de-Marne, de Paris et de la région Ile-de-France, une réunion consacrée à la crise de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France s’est tenue jeudi 23 juin, dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris.
Lors de cette réunion, un Manifeste pour une autre politique de l’hébergement des sans-abri et du logement des sans abri dans la métropole, présenté par Claude Bartolone, Bertrand Delanoë, Christian Favier, Jean Paul Huchon a été adopté par les élus.

Plusieurs demandes pour lutter contre l’errance urbaine et soutenir l’insertion des ménages sans abri ont été formulées. Parmi celles-ci la création d’une mission métropolitaine de traitement socio –économique des campements de personnes Roms , présidée par le Préfet de Région et associant les collectivités locales concernées avec pour mission l’éradication des bidonvilles, la recherche de solutions concertées d’hébergement et de suivi social et sanitaire de ces populations.


 
 
Romeurope bénéficie du soutien deIDFetACSE